Président du jury
Eugène Traey
Belgique, °1915 - 2006
Né à Amsterdam de parents belges, Eugène baron Traey (1915-2006) a fait ses études musicales au Conservatoire royal d'Anvers, où il a eu comme professeur de piano Emmanuel Durlet. Il se perfectionna ensuite à Paris chez Robert Casadesus et en Allemagne chez Karl Leimer et Walter Gieseking. Eugène Traey a mené parallèlement une carrière de concertiste et de professeur au Conservatoire royal d'Anvers, dont il a été le directeur jusqu'en 1980. Il a donné des récitals, des concerts avec orchestre et en musique de chambre avec Arthur Grumiaux et Jean Laurent ou en duo de piano avec Frédéric Gevers. Il est le fondateur du deSingel à Anvers et fut régulièrement membre du jury de concours internationaux réputés (Moscou, Varsovie, Munich, Tokyo et autres). De 1982 à 1995, Eugène Traey a présidé le jury de chaque session du Concours Reine Elisabeth.
  • Biographie
En savoir plus
Irina Arkhipova
- 2010
Irina Arkhipova était au départ étudiante en architecture, mais elle se redirige vers le chant, et commence à prendre des cours avec Malisheva. Elle est diplômée en 1953. La même année, elle gagne le Concours international de chant à Varsovie. Elle entre au Conservatoire de Moscou, dans la classe de Savransky, et chante avec le Sverdlovak Opera de 1954 à 1956: elle y interprétera les rôles de Marina dans Boris Godunov, Eboli dans Don Carlos, Charlotte dans Werther et Marfa dans Khovanshchina. Elle fait sa première apparition au théâtre du Bolshoi dans le costume de Carmen, en 1956 : cela deviendra un de ses rôles les plus célèbres. Le Bolshoi devient alors sa maison de prédilection, où elle chantera tous ses plus grands rôles. Elle y est particulièrement remarquée pour ses interprétations dans La Dame de Pique, Guerre et Paix, La fiancée du Tsar et Mazeppa. Après 1960, elle commence à chanter hors de la Russie, et sa renommée s'étend après une interprétation de Carmen à Naples. En 1964, elle incarne Hélène dans Guerre et Paix au théâtre de la Scala, où elle avait déjà interprété Marina (Boris Godunov) et Marfa (Khovanshchina).

Elle fait sa première apparition américaine lors d'un récital à Ann Arbor, Michigan, avec John Wustman pour accompagnateur. Son incroyable interprétation d'Azucena au Festival d'Orange de 1968 confirme sa renommée grandissante. Elle chante par la suite à l'Opéra de San Francisco dans le rôle d'Amneris, en 1972. En 1975, elle fait ses premiers pas sur la scène du Royal Opera House à Londres, où elle retournera en 1988 dans le costume de Ulrica (Un Ballo in Maschera). Elle se produit aussi dans le bâtiment du Metropolitan Opera ; d'abord accompagnée du Bolshoi, elle ne chantera pas avec le Metropolitan avant 1997, lorsqu'elle incarnera Filippievna dans Eugène Onegin, à l'âge de septante-deux ans. Durant sa carrière, les scènes de Berlin, Paris, Hambourg, Lyon, Marseille, Belgrade, et du festival Savonlinna l'accueillent.
Sur le point de prendre sa retraite, elle dirige plusieurs productions d'opéra. Elle était mariée au ténor Vladislav Piavko. En 1993, un concours de chant est créé à son nom.

Son héritage en enregistrements est riche, mais la plupart n'est accessible qu'en Russie. Sa Marina dans Boris Godounov a été reproduite par Melodyia, mais ses interprétations d'Eboli (Don Carlos), Jeanne (La Pucelle d'Orléans et Laura (L'invité de Pierre de Dargomizhsky) sont encore introuvables. Presque aucun de ses merveilleux récitals de chant n'ont d'enregistrement accessible. Les chants de Tchaikovsky, Rachmaninov et Mussorgsky sont ceux qui représentent le mieux son art de l'interprétation.
  • Biographie
En savoir plus
Martina Arroyo
États-Unis
Originaire de New York, Martina Arroyo s’est distinguée sur les plus grandes scènes du monde, comme le Metropolitan Opera, l’Opéra de Paris, le Covent Garden, La Scala de Milan, le Staatsoper de Vienne et le Teatro Colón à Buenos Aires, ainsi que dans les salles de concert de Salzbourg, Berlin, Rome, Paris et New York. Célèbre pour ses interprétations de Verdi, Puccini, Strauss et Mozart, elle s’est également intéressée au répertoire contemporain. Elle a réalisé plus de 50 enregistrements, comprenant les tout grands opéras, sous la direction de chefs de renommée internationale. Martina Arroyo est professeur émérite de l’Université d’Indiana, administrateur du Carnegie Hall et du Metropolitan Opera Guild, ainsi que Fellow of the American Academy of Arts and Sciences. Durant six années, elle est membre du National Endowment for the Arts et reçoit un des premiers American Council for the Arts awards. Fondatrice et directrice artistique de sa propre fondation (Martina Arroyo Foundation, Inc.), elle soutient deux programmes destinés à de jeunes chanteurs: le «Role Development Class» et la résidence d’été «Prelude to Performance». Martina Arroyo a reçu le Kennedy Center Honor, ainsi que des doctorats honoraires de nombreuses universités dont la Juilliard School, le Hunter College, la New England School of Music et la Rutgers University.
  • Biographie
En savoir plus
Jane Berbié
France
Après des études musicales brillantes au Conservatoire de Toulouse, la mezzo-soprano Jane Berbié débute à La Scala, en 1958, dans L'Enfant et les Sortilèges de Ravel, et au Festival d'Aix-en-Provence, dans le Flûte enchantée, collaboration qui se poursuivra pendant de nombreuses années. Elle a chanté sur toutes les scènes françaises, mais aussi à Genève, Cologne, Bologne, Lisbonne, Milan et plusieurs fois à Salzbourg, invitée par Karajan, à Glyndebourne, ou au Maggio Musicale de Florence. À l'Opéra Garnier, elle a participé aux grand opéras de Mozart à l'époque de Rolf Liebermann. À New York, elle chante aux côtés de Montserrat Caballé. Parallèlement à l'opéra, Jane Berbié est une merveilleuse concertiste et récitaliste et a participé à de très nombreux enregistrements, sous la baguette de chefs d'orchestre tels que Karajan, Krips, Solti, Maazel, Muti, Abbado, Prêtre, etc. Elle a reçu l'Oscar de l'Art Lyrique en 1975 pour sa contribution à la défense de l'art français dans son pays, comme à l'étranger. Jane Berbié a été Professeur au Conservatoire national supérieur de Paris.
  • Biographie
En savoir plus
Ria Bollen
Belgique
En savoir plus
Christiane Eda-Pierre
Martinique, France, °1932
Présente sur les plus grandes scènes internationales, à Vienne, au festival de Salzburg, à New York, à Londres, à Berlin, à Munich, à Rome..., la carrière de la soprano colorature dramatique Christiane Eda-Pierre est celle d'une artiste d'envergure exceptionnelle. Les plus grands chefs d'orchestre ont été à ses côtés tels que Georg Solti, Charles Munch, Karl Boehm, Lorin Maezel, Seiji Ozawa, Daniel Barenboim, André Cluytens, Ricardo Muti et Pierre Boulez. Elle a cotoyé les plus grands artistes de la scène lyrique tels que Placido Domingo, José Van Dam, Luciano Pavarotti et Alfredo Kraus.

Née en 1932 à Fort de France, Martinique, elle vit dans un milieu artiste de la bourgeoisie foyalaise où l'on enseigne la Musique, notamment dans l'enseignement secondaire. Sa mère, connue sous le surnom de "Tante Alice", est professeure de musique au lycée Schoelcher et au collège Pérrinon. Son père, journaliste au Courrier des Antilles, est dessinateur et géomètre. Sa tante Paulette Nardal, est l'une des figures pensantes de la vie antillaise, fondatrice de la revue La Revue du Monde Noir. Le grand père, ingénieur, est un pianiste et un flûtiste accompli; sa femme étant elle-même organiste.

Très jeune, Christiane Eda-Pierre apprend donc le piano avec sa mère. Elle reconnaît par ailleurs l'influence qu'a eu dans le destin de cette famille l'ancienne capitale culturelle de la Martinique qu'était St Pierre. Proche des milieux du théâtre de St Pierre, la famille s'est en effet très tôt consacrée à la vie artistique et ce, bien avant l'éruption de 1902.

Elevée au pensionnat colonial, partie à 17 ans pour Paris, avec l'idée de revenir enseigner le piano, Christiane Eda-Pierre y devient cantatrice, l'une des toutes premières cantatrices noires de carrure internationale en France métropolitaine et dans le monde aux côtés de Barbara Hendricks et de Léontine Price. Et sur les conseils de ses professeurs, c'est bien l'une des toutes premières musiciennes noires a avoir franchi les portes du Conservatoire National Supérieur de Paris. Ses étonnantes capacités retiennent la plus grande attention de ses professeurs dont celle d'un chanteur genevois, Charles Panzera. Après 3 ans d'études, Christiane Eda-Pierre est très vite distinguée au Conservatoire National Supérieur de Paris avec les Premiers Prix de Chant, d'opéra et d'opéra comique en 1957.

Sa carrière commence réellement à Nice, en 1958, où elle chante Leila dans les Pêcheurs de Perles de Georges Bizet. Elle y obtient un succès considérable. L'année suivante elle est au festival international d'Aix en Provence, dans le rôle de Pamina, dans La flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart. Un rôle difficile qu'elle chantera...une quinzaine de fois !

Elle chante les airs délicatement romantiques de Léo Delibes (Lakmé en 1961), la musique baroque avec Jean Philippe Rameau (Les Indes Galantes en 1962) ou le Bel Canto avec Gaetano Donizetti (Lucia di Lammermoor en 1962). Dès 1965, elle est programmée sur les grandes scènes internationales d'Europe et s'y distingue notamment en chantant le rôle de Constance dans L'enlèvement au Sérail de Mozart. Elle se produit plusieurs fois en Guadeloupe et en Martinique.

Ses débuts aux Etats Unis l'ont été sur la prestigieuse scène du Metropolitan Opera, de New York, en 1976 où elle interprète la comtesse des Noces de Figaro de Mozart. La même année, elle chante Rigoletto, de Giuseppe Verdi, à Central Park, au coeur de New York devant 250 000 personnes, aux côtés du chef James Levines et du ténor Luciano Pavarotti... C'est à l'issue de ce concert, clos par une véritable ovation, que l'imprésario du fameux ténor italien la contacte... L'année suivante, elle se produit sur la scène martiniquaise, à Fort de France, pour reprendre ensuite sa tournée aux Etats Unis (San Francisco, Chicago, New York...) Au festival international de Salzburg de 1980, elle chante trois rôles de soprano dans Les Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach. C'est encore Christiane Eda-Pierre qui crée le rôle de l'Ange dans le St François d'Assise d'Olivier Messiaen lors de la première à Paris en 1983.

Sa carrière à l'opéra s'arrête en 1986 sur un opéra de Mozart, La Clémence de Titus, bien qu' elle continue à chanter jusqu'en 1995. Avant d'être pendant près de 10 ans l'artiste invitée de l'Opéra de Paris -et ce, dès 1973,- elle aura été engagée pendant près de 12 ans à l'Opéra Comique. Elle a également figuré de 1980 à 1988, parmi les artistes invitées du Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles.

Mais sa carrière est aussi celle d'un professeur. Professeure de chant au Conservatoire National Supérieur de Paris, Christiane Eda-Pierre y enseigne en effet le chant lyrique de 1977 à 1996.

Parfois difficiles à trouver, ses disques, trop rares, une quinzaine, ont pourtant reçu bien des distinctions que se soit aux Etats Unis (Prix du "The National Academy of recording Arts and Sciences") ou en France ("Diapason d'Or", "Grand Prix de l'Académie du disque français").

En 2008, Christiane Eda-Pierre était faite Chevalier de la Légion d'Honneur.
  • Biographie
En savoir plus
Robert Gartside
Après avoir étudié à la Harvard University où il commença à chanter, le ténor Robert Gartside vint à Paris étudier avec Pierre Bernac et travailler avec Francis Poulenc et Nadia Boulanger. Après quelques tournées de récitals et d'oratorios en Europe à partir de 1960, il fait ses débuts à New York en 1964 où les critiques rendent hommage à la qualité et l'authenticité de son répertoire de récital français. En 1967, il retourne définitivement vivre aux États-Unis où il est professeur de chant à l'université de Boston. Il est connu aux États-Unis pour ses séminaires sur l'interprétation de la littérature vocale française et comme professeur de technique vocale. Il a sorti deux éditions annotées des compositions pour la voix de Maurice Ravel et Gabriel Fauré.
  • Biographie
En savoir plus
Yvonne Minton
Australie
Yvonne Minton fut l’une des grandes mezzo-sopranos de la fin des années 60 et des années 70. Elle débute son apprentissage du chant en Australie, et se perfectionne à Londres à partir de 1961. En 1964, elle rejoint la Royal Opera House Covent Garden comme soliste, et y remporte de nombreux succès, notamment dans les rôles d’Octavian, Sesto, Didon, Fiordiligi, Kundry, Brangane, Frika et Marina. Elle est alors demandée par les plus grandes maisons d’opéra en Europe et aux États-Unis, dont Bayreuth ou le Festival de Salzbourg. Elle a également été régulièrement invitée à l’Opéra de Cologne et à l’Opéra de Paris, ou elle a participé à la première production de Lulu dirigée par Pierre Boulez et enregistrée par Deutsche Grammophon. Parallèlement à sa carrière a l’opéra, Yvonne Minton a aussi été très active comme concertiste. Sa discographie est impressionnante et couvre tant son activité de concertiste que celle de chanteuse d’opéra. Elle se dédie à l'apprentissage de jeunes chanteurs.
  • Biographie
En savoir plus
Vladislav Piavko
Russie (Fédération de)
En savoir plus
Hermann Christian Polster
Allemagne
Né à Leipzig, Hermann Christian Polster est particulièrement apprécié dans le domaine de l’oratorio. Il a commencé sa formation musicale au sein du Dresdner Kreuzchor. Il la poursuit ensuite avec son père, Fritz Polster, et étudie la musicologie à l’Université de Leipzig. Sa carrière internationale le mène à se produire en concert dans des oratorios, notamment avec le Thomanerchor de Leipzig, le Dresden Kreuzchor, les Bachsolisten et l’orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Il a également chanté partout dans le monde avec les principaux chefs d’orchestre, et a réalisé des enregistrements pour la radio, la télévision et plusieurs firmes de disques. Hermann Christian Polster a enseigné à la Hochschule Felix Mendelssohn-Bartholdy de Leipzig. Il dirige de nombreuses master-classes internationales et il est invité à participer en tant que membre du jury dans de nombreux concours de chant.
  • Biographie
En savoir plus
Vera Rozsa-Nordell
, °1917 - 2010
En savoir plus
Elisabeth Schwarzkopf
, °1915 - 2006
Dame Elisabeth Schwarzkopf était une soprano accomplie, qui apparut dans les plus grandes salles de concert mondiales, depuis Covent Garden jusqu'à La Scala et le Metropolitan de New York. Elle était surtout admirée comme chanteuse de Lieder.

Fille d'un maître d'école prussien, elle naquit en 1915 près de Posen (aujourd'hui en Pologne). Très tôt, elle reçut une éducation musicale à Berlin, mais elle commença sa carrière professionnelle à l'Opéra National de Vienne. Elle partit en tournée avec cette compagnie et trouva le rôle qui serait sa signature pendant toute sa carrière : la Comtesse des Noces de Figaro de Mozart. A la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, Walter Legge - qui était alors chef d'orchestre assistant à Covent Garden - se rendit à Vienne à l'occasion d'un voyage de recrutement de jeunes talents. Il rencontra Elisabeth, et l'épousa en 1953, à Epsom (Angleterre). Elle partit donc pour Londres, et prit la nationalité anglaise, bien qu'elle restât une chanteuse internationale.

Très jolie, pleine de vivacité et charmante, Dame Elisabeth Schwarzkopf était aussi une femme intelligente, et très travailleuse. Elle utilisait sa belle voix de soprano avec un sens artistique impeccable, et était une actrice splendide. Parmi ses rôles d'opéra, celui qui lui convenait le mieux était sans doute celui de Marschallin, dans Le Chevalier à la Rose de Richard Strauss. Elle avait un très large répertoire de chants, incluant des pièces de Benjamin Britten, Schubert, Brahms et Hugo Wolf. L'interprétation qu'elle faisait des œuvres de ce dernier était remarquable, pour la manière qu'elle avait de donner à chaque syllabe de chaque mot une couleur particulière.

Elle partagea son temps entre les récitals de Lieder et l'opéra dans les dernières années de sa carrière. Sa dernière apparition d'opéra eut lieu à Bruxelles, en 1971, dans le costume de Marschellin. En 1976, l'Université Cambridge lui offrit un doctorat honorifique de musique - une récompense rarement accordée. À la mort de son mari, en 1979, elle annonça qu'elle ne reparaîtrait pas en public. Pourtant, elle continua à enseigner et à donner des masterclasses - dont quelques unes furent retransmises par la BBC.

Lorsque l'Angleterre, sa terre d'adoption, lui donna le titre de « Dame » en 1992, une controverse sur ses potentiels liens avec le parti nazi vinrent troubler le calme de ses dernières années. Elle avait déjà été boycottée aux États-Unis pour les mêmes raisons. Mais personne ne put jamais douter de sa volonté de s'établir dans la profession, en exploitant la moindre opportunité de renforcer sa carrière. Pendant toutes ces années, elle rechercha constamment l'adoration du public, bien qu'elle refusât le titre de « diva ». De nombreux auditeurs radio se souviendront cependant d'elle comme la naufragée qui choisit sept de ses propres enregistrements, lorsqu'elle participa à Desert Island Discs.

Elle déménagea en Suisse à la fin de sa vie, avant de s'installer à Vorarlberg (Autriche).
  • Biographie
En savoir plus
Graziella Sciutti
Italie, °1927 - 2001
Décrite par Alan Blyth comme « prestidigitatrice suprême de la langue italienne » dans le récent ouvrage paru à l'occasion du centenaire du Wigmore Hall, la soprano Italienne Graziella Sciutti excellait dans les rôles de soubrettes, pour lesquels son physique avenant et sa présence vivante sur la scène complétaient une voix émouvante et une diction impeccable. Pendant la période d'après-guerre, elle avait peu de rivales dans ce répertoire, et fut même connue comme la « Callas de la Piccola Scala ».

Alors qu'elle était encore étudiante à l'Académie Sainte Cécile, elle chanta dans la Passion selon Saint Matthieu de Bach, sous la direction de Karajan, à Rome. En 1951, elle fit sensation dans son premier grand rôle : Lucy, dans l'opéra en un acte Le Téléphone de Menotti, au Festival d'Aix en Provence. Elle obtint plusieurs rôles à Aix, notamment en tant que Susanna, Zerlina et Despina de Mozart. Elle se produisit dans les plus grandes maisons d'opéra européennes avant de se tourner vers la direction et la production d'opéras aux États-Unis et en Europe dans les années 1980 et 1990 ; elle remporta un prix pour sa Bohème, en 1997, au New York City Opera.

Elle fut enregistrée dans les rôles de Caroline (Il matrimonio segreto de Cimarosa), sous la direction de Sonzogno à La Scala, en 1956. Son avenante Susanna, qu'elle chanta à Glyndebourne et enregistra pour HMV, fut jugée « vivante, mais à la voix un peu légère » par Alan Blyth. Dans L'italiana in Algeri de Rossini (EMI), son Elvira fut jugée « un délice - mais on n'achète pas L'italiana pour Elvira ». Elle enregistra Zerlina pour le Don Giovanni de Giulini en 1959 (EMI).
  • Biographie
En savoir plus
Eric Tappy
Ténor suisse, né à Lausanne, Eric Tappy s'impose durant près de trente ans sur la scène internationale, tant dans l'oratorio que dans l'opéra où il est considéré comme un interprète idéal des ouvrages baroques et de Monteverdi en particulier. Il reçut en 1968 le Prix Edison du Disque pour son interprétation du rôle d'Orfeo.
Jusqu'en 1981, data à laquelle il annonça son retrait de la scène, il figurera comme l'un des premiers ténors mozartiens, invité des plus grands scènes mondiales. Il participa à de nombreux festivals internationaux, dont celui de Salzbourg, notamment dans la production Ponnelle-Levine.
Ses rôles de prédilection sont également Pelléas, Alwa (Lulu) ou Lensky. Il a chanté sous la direction de grands chefs tels Ansermet, Kleiberth, Kubelik, Karajan, Sawallisch, Levine ou Harnoncourt, et ila participé à de nombreux enregistrements, films et créations.
Dès 1981 il crée et dirige l'Atelier d'Interprétation vocale et dramatique de l'Opéra de Lyon ; il est ensuite professeur au Conservatoire de Genève jusqu'en 1999. En 1994 il est nommé au grade d'Officier des Arts et des Lettres par le gouvernement français.
Son enseignement conjuguant technique vocale, interprétation et mise en scène lui vaut d'être invité pour des master classes à Salzbourg, Bruxelles, Copenhague, Oslo, Göteborg et Villecroze dans le Var.
  • Biographie
En savoir plus
José Van Dam
Belgique
Baryton-basse, né à Bruxelles, José Van Dam compte aujourd’hui parmi les tout grands interprètes du monde vocal. Depuis ses débuts à Paris, dans Les Troyens, il est l’invité régulier maisons d’opéra et des festivals les plus prestigieux (Paris, Covent Garden, La Scala, le Staatsoper de Vienne, le Deutsche Oper de Berlin, le Metropolitan Opera, le Teatro Colón, les festivals de Salzbourg, Aix-en-Provence, Orange, etc.). Il a interprété Falstaff, Simon Boccanegra, Philippe II (Don Carlos), Don Giovanni, Boris Godounov, Amfortas (Parsifal), Der Fliegende Holländer, Wozzeck et bien d’autres rôles encore. La création du rôle titre dans le Saint-François d’Assise d’Olivier Messiaen, a été applaudie chaleureusement tant à Paris qu’à Salzbourg, en 1983, puis en 1992. Ses rôles d’opéra n’empêchent pas José Van Dam de développer également une carrière dans les domaines de l’oratorio et du lied ; son répertoire y est tout aussi large. Il a chanté sous la baguette de Herbert von Karajan, Claudio Abbado, Riccardo Muti, Georg Solti, Seiji Ozawa, etc. Sa discographie est impressionnante et a été récompensée par de nombreux prix. Il s’est produit au cinéma, notamment dans le célèbre film Le Maître de Musique. José Van Dam a en outre reçu le titre de Kammersänger de la ville de Berlin et le grade de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. En août 1998, José van Dam a été anobli par le Roi Albert II.
  • Biographie
En savoir plus
Revivez les prestations de Piano 2021
Suivez-nous sur Instagram
Ce site utilise des cookies afin de vous fournir la meilleure expérience possible.
En cliquant sur « ACCEPTER » ou en poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l’utilisation de cookies sur votre navigateur web. Pour plus d’informations sur notre politique de cookies et les différents types de cookies utilisés, cliquez sur En savoir plus
ACCEPTER