Yannis Papaioannou
compositeur | Grèce, °1910 - 1989
 
COMPOSITION 1953 : Huitième Prix
Bien que Yannis Papaioannou ait étudié le piano avec Marika Laspopoulou et la composition avec Alekos Kontis au Conservatoire Hellénique d'Athènes (1922-1934), tout comme le piano avec Riadis à Thessaloniki (1928-1929), il se considérait tout de même comme autodidacte, notamment concernant la théorie en composition du XXème siècle. En 1949, une bourse d'un an de l'UNESCO lui permit de se rendre dans les principaux centres musicaux européens et de se familiariser avec les nouveaux types de composition ; il prit des leçons avec Honegger à Paris. Pendant dix ans (1951-1961), il enseigna la musique à l'aristocratique Lycée National d'Anavryta d'Athènes, et à partir de 1953 il fut professeur de contrepoint et de composition au Conservatoire Hellénique. Il fut le premier président de la section grecque de la Société Internationale pour la Musique Contemporaine (1964-1975) et de l'Association Hellénique pour la Musique Contemporaine (1965-1975).

Yannis Papaioannou eut une influence considérable en tant que professeur ; seul à enseigner l'atonalité, le dodécaphonisme et les techniques sérielles dans la Grèce des années 1970, il compta parmi ses nombreux élèves des noms tels que Adamis, Antoniou, Aperghis, Kounadis et Tezzakis. Il connut plusieurs phases dans sa carrière créative. Ses premières périodes impressionniste (1932-1938) et nationaliste (1939-1943) furent suivies par un intérêt pour le néo-classicisme post-Hindemithien (comme dans la Suite pour violon et piano ou orchestre) et par l'usgae de modes byzantins dans sa Première Symphonie. Par la suite, Yannis Papaioannou commença à utiliser le dodécaphonisme (1953-1962) et des procédures sérielles plus récentes, jusqu'en 1966, où il adopta ce qu'il décrivit comme une « technique tout à fait personnelle ». Bien qu'à la fin des années 1950, stimulé par l'exemple de Skalkottas, il se fût plongé dans un contrepoint austère et ascétique mais à l'atonalité travaillée, ses premiers travaux le révèlent comme un mélodiste spontané. Cette qualité lyrique refit surface dans quelques uns de ses derniers travaux, comme Paean eis tin eirinin (1980).
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